Récemment je suis tombé sur cet article de sexactu concernant la place identitaire des humains des deux sexes. Sur le fond de dire que les filles veulent plaire aux autres filles et que les garçons veulent plaire aux autres garçons, j’en suis globalement convaincu. Mais d’y lire que les mecs qui veulent plaire seraient “raffinés” voir gay est un non sens complet. Car si il y a bien un fantasme féminin c’est bien celui du gros macho qui pue la testotérone.
Il faut arrêter avec le mythe du gentleman-prince-charmant. Cette histoire est la vitrine politiquement correcte de tout bon fantasme féminin. Tiré de ma courte expérience personnelle, pour lever, quand vous êtes un mec, il vaut largement mieux la jouer gros con auto-suffisant que gentil toutou prévenant. On marche en plein sur la ligne jaune séparant le “je veux pas briser notre amitié” du “ça te dirait qu’on fasse un truc un de ces soirs”. Si votre but c’est coucher, obtenir des propositions indécentes, c’est simple ; soyez dur !
Combien de fois j’ai vu des gonzesses ouvertement cocues, continuer à défendre leur mec bec et ongle alors que ce dernier est en train de se taper leur supposée meilleure amie sur la banquette d’à côté ? Et je ne parle pas de celle qui se prennent des mandales et qui continue de croire qu’il a un bon fond.
Les plus féministes d’entre vous vont me parler d’éducation, de niveau social, pour justifier que l’aliénation des femmes aux brutes est liée à leur enfermement culturel de leur contexte familiale… Mon CUL ! Bullshit, conneries ! Je pourrais dresser les yeux fermés une liste de filles réputées intelligente, intégrée, parfois même créatives et reconnue qui ne tombent amoureuse QUE des clones de Joey Starr. Même si il est mon philosophe préféré, un type capable d’attaquer une voiture à la hache n’est pas ce qu’on pourrait appeler une référence en matière de finesse et de savoir vivre.
Mais alors pourquoi ?
Après en avoir longuement parlé avec mes amies, le premier constat est que cette attirance est aujourd’hui largement taboue. Il n’est pas de bon ton d’avouer qu’on aime le poil, le muscle et l’indifférence calculée. Il faut donc creuser, trier, faire la part des choses entre ce qu’une fille (même ta meilleure amie) dit et ce qu’elle pense. Tout d’abord parce qu’elle n’ose se l’avouer à elle-même et qu’il n’y a pas de plus mauvaise fois que celle provenant d’une fille refusant d’accepter son propre état.
Mais, à force de persévérance, de cris et de larmes, j’ai une piste qui se révèlera être le guide du niquer facile pour les nuls. Car le macho combine plusieurs « qualités » qui sur une échelle d’importance féminine dépasseront tous ses désagréments.
Le macho est tout d’abord sûr de lui. Il ne doute pas et se trouve donc être rassurant, l’élément stable au milieu des humeurs en constante oscillation de la gente féminine. Il prend toutes les décisions et ainsi en assume la responsabilité, délestant ses compagnes des choses les plus graves. Il leur renvoi l’image du père et quand on sait combien le complexe d’Oedipe a marqué l’enfance de toutes les petites filles on comprend mieux pourquoi elles craquent si facilement.
Le macho est jaloux, ce qui flatte allègrement toute fille normalement constituée qui y voit un signe d’attachement. Paradoxalement cette jalousie peut même vous être une excuse pour tous les écarts de conduite. Ok, il a couché avec une autre mais au fond il tient toujours à sa femme car il continue d’être jaloux.
Et si, enfin, le macho est dur c’est parce qu’il a une « fragilité en lui ». Aussi appelé l’arme ultime de la bonne baise, la fragilité est le fait de laisser entrevoir une hypothétique blessure de guerre affective sans en parler de trop. Ainsi on fait rentrer sa victime copine dans une forme d’intimité qu’elle est la seule à connaître. La fille pensera que son macho lui fait confiance, ça brosse son instinct maternel dans le sens du poil et comble son côté infirmière.
Enfin, à tous ceux qui ont un pénis et qui se sont gaussés à la lecture de ce billet, je les inviterai à réfléchir à deux fois sur leur propre comportement quand il s’agit de culbuter à la hussarde la première mignonette pas trop farouche. Je n’en connais pas beaucoup qui se retiendrai sous prétexte qu’il ne faut pas faire de généralité ni dans un sens ni dans l’autre. Sur ce je retourne à mon hibernation !

Je ne me sens absolument pas concerné :p